dimanche 19 octobre 2014

LE COUP DE TETE



   C'était vendredi. Je sortais de la fac, épuisée par cette semaine consacrée presque exclusivement à la préparation de mon oral avec les 2be3 (pour comprendre ce point, je te laisse le soin de reprendre mes articles précédents).
C'est vrai, j'étais relativement satisfaite. La Gladys Knight qui sommeille en moi avait réussi à coordonner ses Pips, et franchement, je n'en étais pas peu fière.

C'est, je suppose, la raison pour laquelle, malgré mes cernes au moins aussi flippants que le Michael Jackson actuel, j'ai pris la décision d'aller chez le coiffeur, sur un coup de tête des plus inhabituels (oui, même moi, j'étais surprise, c'est dire ...).
Pourtant, cet imprévu est pour moi le signe que j'apprends à prendre le temps, que je relativise.

Alors certes, je m'énerve toujours quand, après avoir passé mon après-midi à démarcher des spa pour un malheureux entretien qualitatif, on continue à me dire que le gérant est en vacances (genre, un gérant, ça prend des vacances ?).
Certes, ces temps-ci, j'ai le sourire crispé. Tellement crispé que je suis obligée d'écouter le nouveau Souchon/Voulzy quarante fois d'affilée pour le décrisper (paye ton décontractant musculaire). 
Mais voilà, depuis avant-hier, j'ai un carré qui pète sa mère. ET des boots DUO qui défient l'échelle du beau. Alors je peux le dire : la vie est belle.






Coupe - 2nd Face

Chemise - Zara

Croix - Lalique

Bracelet - Hermès

Sac - Minelli

Slim - The Kooples





dimanche 5 octobre 2014

1 MOIS, 1 VINYLE #1

   En réfléchissant à une nouvelle catégorie d'articles, pour éviter que ce blog ne tombe dans une très très lassante routine, je suis parvenue à la conclusion qu'il était temps que je te parle de ma Collection.
Oui, Collection avec un grand C, j'y tiens.
En effet, cela fait maintenant plusieurs années que je brave la poussière des brocantes et des disquaires, à la recherche de belles images sur pochettes cartonnées. Car bien plus que le vinyle, que le disque, c'est le visuel, le beau, l'esthétique qui m'intéressent.
Une démarche pour certains étrange, qui, parfois, provoque en moi des réactions tout aussi étranges, comme cette fois où je me suis extasiée devant une pochette ultra graphique, avant de réaliser que je tenais entre mes mains un disque de François Valéry ...

Chaque mois, je te présenterai donc un exemplaire de ma collection, te raconterai son histoire et tenterai une psychanalyse ultra-précise des raisons de cet achat compulsif (enfin, pour ça, on verra).
Commençons donc, si tu veux bien, et même si tu ne veux pas d'ailleurs, avec ma dernière acquisition : le très funky Gin Tonic, de Françoise Hardy.


Trouvé chez Planète Claire, THE disquaire d'Orléans (celui-là même dont je te parlais il y a deux semaines, et qui croyait m'avoir déjà vue), ce vinyle est, comme la plupart de ceux que je possède, une heureuse découverte.
Comme toujours, j'étais venue avec une idée bien précise de ce que je cherchais : un vinyle rare mais magnifique d'Etienne Daho, noir et blanc, photo Harcourt, un chaton dans les bras du garçon. Dépitée de ne pas le trouver, j'ai malgré tout continué à faire défiler les disques, jusqu'à cette pochette en noir et blanc, ce Gin Tonic sur fond jaune électrique, et cette moue si Hardy.


En regardant d'un peu plus près, j'ai vu Françoise, assise dans son frigo, avec ses escarpins et son micro. C'est vrai, j'étais interloquée. Un peu déroutée. Presque déconcertée. Parce que tu reconnaîtras, comme moi, qu'une Madame dans un frigo, c'est assez rare, voire exceptionnel.


Et puis, de l'interlocation (?), je suis vite passée à l'admiration, face à cette mise en scène géniale, que dis-je, extraordinaire, qui à coup sûr me fera passer, aux yeux des profanes à qui je montrerai cette pochette, pour une connaisseuse hors pair, experte en concepts un peu particuliers (ou pas ...).





dimanche 28 septembre 2014

SAINT PAUL



   En voilà un article qui tombe à pic, un look "ecclésiastique" au parfait timing. Depuis quelques semaines, j'ai beau être étudiante en Marketing, j'ai la sensation d'avoir considérablement développé mes compétences en élévation spirituelle et philosophie.

Sûrement te souviens-tu de ce fabuleux concept (bien trop génial pour être oublié) évoqué ici même quelques jours en arrière, et répondant au doux nom de "branleurophobie". Concept peu compatible avec l'expression "Master Marketing", véritable aimant à futurs Chefs de Produit ambitieux, mais frustrés, donc sadiques, CQFD. 
Et si en seulement trois semaines, certains d'entre eux ont déjà réussi à me retourner l'appendice (si si, c'est possible), je voudrais aujourd'hui profiter de cet article pour leur dire merci. 
Oui, merci pour ces nuits blanches, ces vertiges nocturnes, et ces connexions compulsives à Facebook pour vérifier, re-vérifier, encore, et toujours.
Merci car, grâce à eux, j'apprends à relativiser chaque étape de la vie. Par un chemin dont j'ignore encore l'issue, je suis parvenue à me convaincre de mon destin. Désormais, je refuse le hasard, et accepte les obstacles en me persuadant de leur raison d'être ("oui mais c'est sa raison d'être") (big up Pascal).

Mais je ne vais pas te le cacher, le chemin est long, la route accidentée, et la patience de mes proches à l'image des pandas géants, that is to say, en voie de disparition. A ces derniers, je présente mes excuses, un genou à terre, et l'autre au confessionnal, pour rester monacale ...








Tunique - COS

Médailles - Artisanat monastique

Montre - Casio

Slim - H&M

Sac - Minelli

Mocassins - Betty London