mercredi 16 juillet 2014

LA NOUVELLE VAGUE PAR R. CAUCHETIER



   Je sais. Tu vas me dire que ces derniers temps, le blog prend une tournure sacrément vintage. Et tu n'aurais peut-être pas tort.
De plus en plus, j'ai l'impression d'avoir été téléportée de force au XXIème siècle, alors que je m'apprétais à mener une belle vie, vêtue de robes trapèze, heureuse et paisible, aux côtés d'Alain Delon, mon très charmant mari ... (c'est cela, oui)

C'est donc dans un élan de nostalgie que je me suis rendue, hier après-midi, à la galerie photo de l'Institut Lumière.
Depuis le 7 mai, et jusqu'au 26 juillet, une série de photos signées Raymond Cauchetier y relate un "mouvement" cinématographique aux contours flous, et à l'atmosphère si particulière : La Nouvelle Vague.


En noir et blanc, Cauchetier parvient à retranscrire l'ambiance d'une époque et l'état d'esprit d'une génération assoiffée de liberté
Mais plus que les aspirations de cette jeunesse, c'est la qualité de la photographie qui m'interpelle aujourd'hui. En effet, le travail de Cauchetier est à l'image de celui des cinéastes qu'il côtoie, ultra réaliste.
Et bien qu'étant d'ordinaire assez rationnelle (tout à fait), j'ai cru, l'espace d'un instant, respirer dans cette galerie blanche l'air du début des années 60.


Galerie photo de l'Institut Lumière
3 rue de l'Arbre sec
69001 Lyon





Crédit photo : Raymond-Cauchetier.com

mardi 8 juillet 2014

INTEMPORELLES



   Depuis toujours, je voue une sorte de culte à ces filles d'avant, ces beautés non-photoshoppées, incendiaires car décomplexées. Depuis toujours également, je m'étonne à jalouser leur style insouciant, leur élégance, aussi naturelle qu'énervante.
Parce que trop souvent, le papier glacé me vend de la sape androgyne sur planche à pain cadavérique, aujourd'hui, j'ai eu envie de rendre hommage à ces filles qu'un rien habille, ces filles d'hier pour qui vivre était, au fond, le seul diktat à suivre. 

Voici donc une sélection de quatre basiques, pour toi qui, comme  moi, restes convaincue qu'on n'emballe pas Steve Mc Queen avec des sneakers et un legging. Des pièces intemporelles, à l'instar de celles qui les ont portées, et toutes en soldes, s'il te plaît.



1 / 2 / 3


1 / 2 / 3 

(Mince alors, je n'ai pas trouvé de photo sans Alain Delon ...)


1 / 2 / 3


1 / 2 / 3



lundi 30 juin 2014

LE PITHIVIERS




   Mercredi, comme bon nombre d'entre toi je présume, je suis allée faire les soldes. Ma mission était simple. En effet, le Grand Mahazara (Dieu de la Consommation et des Choses inutiles qui servent à rien) m'avait chargé de trouver une robe, noire, sans manche, col rond, ras le cou, longueur au dessus du genou, évasée mais pas patineuse, fluide mais pas flasque, qui tourne quand ... bah quand on tourne, justement. 
Non, je n'ai pas peur de le redire, ma mission était simple.
Tellement simple que je suis revenue trois heures plus tard, sans robe, mais avec des ampoules sur mes pieds, et une brassière ornée de perles dorées (non non, je t'assure, tu n'as aucun commentaire à faire sur le sujet).

J'étais mi-figue mi-frustrée. Alors, pour me changer les idées, la Grande Fougasse (la Déesse de la Boulangerie, pas le bar gay) m'a conseillé d'enfiler mon tablier (toujours rien à voir avec le bar gay). Chose que je me suis empressée de faire (trop docile, la meuf), avant de lui demander "Mais pour quoi faire, Grande Fougasse ?". 
Non parce que, je sais pas si t'as déjà remarqué, mais un tablier, ça devient vite ridicule si c'est pas associé à de la pâte sablée (ou autre chose hein, attends, je suis tolérante, moi, qu'est-ce que tu crois). 
C'est alors que la Déesse me répond "J'en sais rien, je m'en fous, démerde toi.". Sympa la Fougasse. 
Je me suis donc souvenue de ce gâteau, repéré il y a quelques semaines, dans ce programme télévisuel trop gras, trop sucré, trop salé, mais trop dément : "La Meilleure Boulangerie de France". J'avais aimé son allure épurée, sa couleur blanche, ses cerises confites, sa poudre d'amandes. Mais par dessus tout, j'avais noté son origine. Oui car, le Pithiviers, comme moi, est né dans le Loiret, le Centre, le Coeur de France, si tu préfères (et je sais que tu préfères). 
La réponse était trouvée, telle une évidence, j'allais réaliser, pour toi public, un putain de Pithiviers.




INGREDIENTS

POUR LE GATEAU

200g de sucre
200g de beurre
200g de poudre d'amandes
4 oeufs
25g de farine

POUR LE GLAÇAGE ET LA DECO

400g de sucre (à ajuster selon ce que tu obtiens)
2 blancs d'oeufs
le jus d'un demi citron
des cerises confites


RECETTE

1.  Préchauffe ton four à 200°.

2.  Fais fondre ton beurre, au micro-ondes, ou à la casserole, c'est comme tu le sens Papi Jean.

3.  Dans un saladier, mélange ton beurre fondu avec le sucre. Ajoute ensuite le reste des ingrédients, et mélange jusqu'à ce que tu obtiennes une pâte relativement homogène (ouais, ça fait mal au coude, je sais).

4.  Verse ton mélange dans un moule préalablement beurré, et enfourne le tout. Laisse cuire pendant 25-30 minutes (je te conseille de checker attentivement à partir de 20 minutes de cuisson, sous peine de retrouver ta pitance un peu beaucoup marron)

5.  Quand ton gâteau est cuit, attends quelques minutes pour le démouler, puis laisse-le refroidir.

Arrive l'étape fatidique du glaçage, celle qui m'a fait partir loin, très loin, dans une contrée où les blogs n'existent pas et où l'on se tape la tête contre les murs, fort, très fort.

6.  Dans un saladier, mélange le sucre avec les blancs d'oeufs, de façon à obtenir une texture assez épaisse. Ajoutes-y quelques gouttes de jus de citron pour blanchir le tout.

7.  Verse le glaçage sur ton gâteau froid, et aide-toi d'une spatule pour égaliser (vas-y, on te regarde).

8.  Si tu as survécu à cette épreuve, alors tu peux passer au décor en cerises confites (là, c'est le moment où tu donnes tout, où tu laisses s'exprimer l'artiste qui est en toi, ou pas). 

Petit point "Vive la France" : la tradition voudrait qu'il y ait également de l'angélique confite. Monsieur Monoprix veut aujourd'hui qu'il n'y en ait pas ...










PS : Pour les puristes, je précise qu'il s'agit du Pithiviers fondant, et non du Pithiviers feuilleté.